Le journal "Strassenfeger" permet d’évoquer toutes sortes de problèmes et de thématiques de l’actualité sociale. Il donne aux vendeurs la possibilité d’améliorer leur situation économique. C’est par ailleurs un espace d’expression car les vendeurs ont la possibilité d’ecrire des textes et des articles qui seront publiés.
Le journal sort tous les quinze jours (26 numéros par an) et est tiré en moyenne en 20.000 à 22.000 exemplaires. La rédaction se réunit tous les mardis lors d’une réunion publique, où chacun des collaborateurs et des bénéficiaires du journal peuvent donner leur point de vue et faire des propositions afin de s’assurer que les thèmes choisis sont pertinents par rapport à l’actualité.
Les vendeurs peuvent se procurer le journal à Bahnhof Zoo, à l’Ostbahnhof et au Kaffee Bankrott ; ils achètent celui-ci 0,40 euros et le revendent 1,20 euros. Le « Strassenfeger » est acheté par des personnes très différentes, toutes touchées concrètement par la pauvreté : il y a des sans-abris mais aussi des gens ayant un logement et qui, pour toutes sortes de raisons, ont très peu d’argent.
L’objectif est de permettre à ces personnes d’avoir un salaire d’appoint. La vente du journal constitue ainsi une alternative à la mendicité. Les travailleurs sont très autonomes car ils peuvent proposer le « Strassenfeger » où et quand ils veulent.
Ils ont pour seule obligation de respecter les règles suivantes :
- Respecter la règle qui interdit de vendre dans les transports publics (métros aériens et souterrains)
- Ne pas vendre les journaux en état d’ivresse
- Le harcellement des passants et des autres collègues est interdit
- Le recours à la force et aux menaces entraînent automatiquement l’exclusion
- Le vendeur doit reverser son salaire aux services sociaux ou du travail si celui-ci dépasse le seuil non imposable.
Le « Strassenfeger » est régulièrement vendu par 80 à 100 personnes environ, à Berlin et à Brandenbourg. Les journaux sont généralement vendus aux abords des supermarchés, devant les gares, les places publiques, lors de manifestations. Comme nous n’imposons pas aux vendeurs les lieux et les moments où ils doivent travailler, il arrive que l’on ne le trouve pas régulièrement dans tous les endroits de la ville.
Alexia Del Rosario
12.04.07